Présentation

Une fédération d'associations, réseau de solidarités associatives et professionnelles au service de l'enfant et de ses parents en difficulté.

Se fédérer est pour elles un plus par l'ouverture d'un espace de partage et d'enrichissements mutuels.


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Texte Libre

"...le mépris, l’humiliation atteignent le lien social à un plan qui excède celui des droits;
il s’agit de l’estime sociale qui s’adresse à la valeur personnelle et à la capacité de poursuivre le bonheur selon sa conception de la vie bonne. Cette lutte pour l’estime a pour cadre les différents lieux de vie ; ainsi, dans l’entreprise la lutte pour conquérir, protéger son rang dans la hiérarchie d’autorité ; dans l’accès au logement, les relations de voisinage et de proximité et les multiples rencontres dont la vie quotidienne est tissée. Ce sont toujours les capacités personnelles qui demandent à être reconnues par autrui.
La question se pose alors de savoir si le lien social ne se constitue que dans la lutte pour la reconnaissance, ou s’il n’y a pas aussi à l’origine une sorte de bienveillance liée à la similitude d’homme à homme dans la grande famille humaine.
Nous en avons un soupçon dans l’insatisfaction où nous laisse la pratique de la lutte; la demande de reconnaissance qui s’y exprime est insatiable: quand serons-nous suffisamment reconnus ? Il y a dans cette quête une sorte de mauvais infini. Or, c’est aussi un fait que nous faisons l’expérience de reconnaissance effective sur un mode pacifié. Le modèle s’en trouve dans la pratique d’échange cérémoniel de dons dans les sociétés archaïques. Cet échange ritualisé ne se confond pas avec l’échange marchand consistant à acheter et à vendre en accord avec un contrat d’échange. La logique de l’échange de dons est une logique de réciprocité qui crée la mutualité; elle consiste dans l’appel «à rendre en retour» contenu dans l’acte de donner..."

Paul RICOEUR

Extrait de " Devenir capable, être reconnu " Publié dans la revue Esprit n° 7 juillet 2005

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L’homme et la mer

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Charles BAUDELAIRE

ACTUALITÉS

Décembre 2014

Parutions


Journal du droit des jeunes :

"Un numéro double pour un anniversaire,
celui des 25 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant
" (CIDE).

Communiqué de presse :

« D’un accouchement long et difficile, mais bien moins que pour la décision du Défenseur des droits critiquant vertement les pratiques de l’Aide sociale de l’enfance de Paris à l’égard des mineurs isolés étrangers (MIE) que nous reproduisons.
Tant que nous en sommes dans les documents publiés, qui valent parfois autant dans l’analyse que les articles, nous reproduisons, on lira également les recommandations faisant suite à l’évaluation par les trois inspections (IGSJ, IGAS, IGA) du dispositif relatif aux MIE mis en place par le protocole et la circulaire du 31 mai 2013.  (…)
Poursuivons sur ce 25e anniversaire et l’espace que nous avons ouvert à quelques personnalités pour s’exprimer sur la CIDE et ses dispositions qui devraient mieux être respectées en France. On passe de la pauvreté de 440 000 enfants à la filiation des «nés par PMA et GPA», à la nécessaire défense devant la justice, à la prise de parole au-delà du simple recueil de l’opinion de l’enfant, et toujours ce que l’on peut entendre par «intérêt supérieur» ou la formule de Marie Derain selon laquelle les droits de l’enfant font partie d’un véritable projet de société.
Y ont participé :
Coraline Hirschi, Marie Derain, Jean-Pierre Rosenczveig, Dominique Attias, Sophie Graillat, Fabienne Quiriau, Laurent Puech, Éric Bocciarelli, Lucette Khaïat, Marc Juston, Catherine Chabrun, Bernard Defrance, Frédéric Jésu et Amélie Mouton.

Le double numéro ne s’arrête pas là. La protection de l’enfance est encore envisagée très largement par Gilles Séraphin, directeur de l’ONED, qui s’attache au parcours de vie de l’enfant, non seulement dans le domaine de la protection de l’enfance - qui fait partie de son core business - mais dans le champ de la politique familiale et l’évocation des droits dont la promotion a été soulignée par les groupes de travail qui avaient été mis en place par la précédente ministre de la famille.
Protection de l’enfance, toujours, puisqu’il est suggéré d’en réformer le dispositif : Pierre Verdier et Anne-Brigitte Cosson, présidente de l’ANAS nous font part de leur avis et de leurs réserves sur la proposition de loi Meunier-Dini, actuellement en discussion au Sénat…».

Toutes les informations sur le site : www.droitdesjeunes.com

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« La lettre de l’ONED n°34 »

Au sommaire notamment : la sortie de la revue de littérature de l’ONED sur l’accompagnement des jeunes sortant du dispositif de protection de l’enfance, un compte-rendu de la journée d’étude co-organisée avec l’Inset d’Angers sur la parole de l’enfant, la dernière recommandation de la HAS à destination des professionnels de santé, l’actualité des ODPE et l’étude statistique relative aux appels du 119 en 2013.

La dernière Lettre est disponible sur le site de l’ONED.

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Dossier d’actualité :

L’expression et la participation des usagers
et de leurs représentants légaux :

Recommandations de l'ANESM :

« L'expression et la participation du mineur, de ses parents
et du jeune majeur dans le champ de la protection de l'enfance
 »

Cette recommandation est inscrite au programme de travail 2013-2014 de l’Anesm au titre de l’expression et la participation.
Champ et objectifs :
Comment favoriser l’expression et la participation du mineur, du jeune majeur et des parents en protection de l’enfance ? Comment la participation renforce-t-elle le développement de l’autonomie et de la responsabilisation ?
En se basant sur le cadre réglementaire et l’éthique professionnelle cette recommandation vise à promouvoir les pratiques professionnelles garantissant le droit des usagers et l’intérêt du mineur.

Elle s’adresse directement aux professionnels des établissements et services sociaux et médico-sociaux mettant en œuvre les missions de la protection de l’enfance dans les domaines de l’hébergement, de l’accueil de jour, de l’assistance éducative en milieu ouvert judiciaire et administrative, de l’investigation et de la prévention spécialisée.

Elle doit permettre aux professionnels du champ de la protection de l’enfance :

  • de comprendre les enjeux pour dépasser les freins à la participation ;
  • de poser des repères concrets en termes de pratiques professionnelles ;
  • d’articuler, au sein de l’établissement/service, les actions de participation développées auprès du mineur avec ses parents et du jeune majeur mais aussi avec l’ensemble des partenaires qui concourent à leur accompagnement.

Les thématiques abordées dans la recommandation seront les suivantes :

  • la participation du mineur à son projet personnalisé ;
  • la participation du mineur à la vie quotidienne et au fonctionnement de l’établissement/service ;
  • la participation des parents ;
  • la participation du jeune majeur ;
  • l’impact du développement de la participation sur les professionnels, l’établissement/service et l’organisme gestionnaire.

Pour télécharger la recommandation, la synthèse et la lettre de cadrage : http://www.anesm.sante.gouv.fr/spip.php?article865&var_mode=calcul

Source : ANESM

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"Le travail avec les familles : de la gestion des tensions à la création d'espaces de rencontres"

(numéro double) N°456-459, Mai-août 2014, 336 pages, 24 euros

« De nombreux textes de loi se sont succédés depuis plus de 10 ans, pour promouvoir le sacro-saint principe de participation des familles, que l'on retrouve à tous les étages des référentiels professionnels en tout genre.

Alors qu'en est-il aujourd'hui de cet «idéal participatif», à l'heure où les concepts «d'empowerment» et de «compétences parentales» tendent paradoxalement à s'institutionnaliser, pour aboutir parfois même à une forme d'injonction à l'autonomie et à l'hyper-responsabilisation des familles ?

Si la grande majorité des ESMS s'est déjà saisie de cette thématique notamment pour en faire l'une des pierres angulaires de leur politique de bientraitance, il apparait que la fameuse « alliance éducative » ne va pas toujours de soi sur le terrain de la pratique et de la contractualisation ?

Ce numéro des Cahiers de l'ACTIF se propose donc d'interroger les conditions du « faire ensemble » à travers la création de véritables espaces de rencontres et d'échanges autour du projet de vie de l'usager ».

Avec des articles « éclairés » de Guy Hardy, Catherine Sellenet, Jean-René Loubat, Jean-Paul Gaillard, Reynald Brizais, Christophe Beau….

Sommaire et bon de commande sur le site : http://www.actif-online.com

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Publications de l’ONED :

« La parole des familles et des enfants
en protection de l’enfance »
et
« Le neuvième rapport au gouvernement et au parlement :
chapitre 1 « Travailler l’accord avec les familles 
»

Ces publications sont précieuses, en particulier le chapitre 1 du neuvième rapport, d’une précision exhaustive de grande qualité.

Pour les télécharger : http://www.oned.gouv.fr/publications

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« L'évaluation de la maltraitance :
Comment prendre en compte la perspective de l'enfant
? »

Pierrine Robin (Auteur), Paul Durning (Préface)
PUF 2013

On reste sur le même thème car il s’agit bien d’accepter d’évaluer avec la participation de toutes les parties prenantes.

Note de l’éditeur :

« Comment évaluer la maltraitance en protection de l’enfance ? Comment tenir compte de cette parole fragile, tantôt décriée tantôt sacralisée, qu’est celle de l’enfant dans le processus évaluatif ? C’est à ces questions complexes que s’intéresse cet ouvrage. Par un travail comparatif, au sein d’institutions de protection de l’enfance, en France et en Allemagne, ce présent travail s’attache à mettre en lumière les tensions et les ambiguïtés qui parcourent l’évaluation des situations familiales. A partir d’entretiens avec une cinquantaine de professionnels français et allemands, l’auteure cherche à analyser les difficultés et les paradoxes soulevés par l’évaluation pour les pratiques professionnelles.
Mais la véritable originalité de ce travail réside dans le choix de donner libre cours à la parole d’enfants et de jeunes, concernés par ces évaluations, afin de comprendre leur perception du processus évaluatif et de leurs possibilités de participation. Ce croisement des regards permet d’interroger les oppositions d’évidence entre la subjectivité et l’objectivité, l’intuition et la rationalisation, la formalisation et la participation pour faire apparaître l’évaluation de la maltraitance dans sa complexité. Dans ce cheminement semé d’embûches et de controverses, l’auteure cherche à définir les conditions d’une évaluation qui accorderait la dimension technique de l’évaluation à la singularité des situations, tout en préservant et laissant être le sujet. »

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Et pour ne pas oublier l’essentiel :

Vincent  De Gaulejac dans son dernier article des ASH « Chaque individu est renvoyé à lui-même pour changer sa place dans la société » dénonce la violence institutionnelle exercée sur les personnes en difficulté et rappelle les principes fondamentaux de tout échange humain respectueux de son prochain, fut-il pauvre et vulnérable.

Au fond,  quand on possède le pouvoir, on l’exerce souvent avec abus, sans même s’en apercevoir, dans le confort de l’insu à soi-même !

ASH du 21 novembre 2014

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Que ces fêtes de fin d’année illuminent nos consciences et nous apportent toujours plus de clairvoyance sur nos conduites, dans l’intérêt des enfants et de leurs parents.

(Et nous reportons donc à l’année prochaine, nos rubriques sur les « dys », la mindfulness…pour cause de suractivité évaluative de fin d’année (clin d’œil à ceux qui sont en dernière ligne droite pour la remise des rapports d’évaluation externe à leurs autorités ad hoc !)).

A l’année à venir,

Lydie SOCIAS, déléguée nationale à la conception et réalisation
Stéphanie JIMENEZ-ROUET, assistante/coordinatrice à la logistique

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